23 janvier 2020 – La chapelle de Lachat fait mémoire de son fondateur
Vingt-cinq personnes, plus ou moins, cela suffit à remplir la petite chapelle de Lachat à Cusy. Et c’était bien vingt-cinq personnes, peu ou prou, qui se pressaient dans le petit édifice bien chauffé et bien éclairé pour célébrer la mémoire de son fondateur, l’abbé Jean-Claude Morel. Vers 1700, ce curé de Cusy a employé ses ressources personnelles pour bâtir, avec les habitants du hameau, l’humble chapelle sur le terrain mis à sa disposition par le propriétaire du lieu. Et il a expressément demandé qu’en retour soient dites chaque année des messes à son intention, notamment à l’approche de la fête de Saint François de Sales, fin janvier. L’association a pieusement repris cette tradition et c’est ainsi que bon nombre d’amis de la chapelle se sont retrouvés ce jeudi 23 janvier autour de l’autel de Notre-Dame de Bon Rencontre, patronne du site.
Nous avions la chance d’avoir deux prêtres pour cette célébration de semaine, le père Paul-Serge étant accompagné de son compatriote le père Jonas, en visite chez lui. Ce dernier nous a gratifiés d’une belle homélie qui présentait trois pistes de réflexion :
1) D’une part la chance que nous avons de vivre dans ce merveilleux coin de Savoie, où toute la nature si admirable ne peut qu’élever nos âmes vers le Créateur. Il nous a exhortés à en profiter largement, à l’instar du Christ qui se retirait souvent à l’écart pour prier ;
2) Puis il a rappelé que le Christ, vrai homme, respectait les contraintes liées à sa nature humaine, comme le soulignait l’évangile du jour qui nous présentait un Jésus oppressé par la foule immense qui le serrait de toutes parts, alors que, étant Dieu, il aurait pu ne pas souffrir de ces contraintes. A son exemple, le père Jonas nous a rappelé l’importance de respecter nos limites humaines, comme de savoir simplement reconnaître notre fatigue et éviter d’épuiser notre corps à tout prix, même pour le service du Seigneur !
3) Mais en même temps il a souligné l’importance de ne pas occulter la nature divine de Jésus, vrai Dieu, manifestée notamment par les nombreuses guérisons évoquées dans ce même passage d’évangile.
Comme toujours, l’ambiance était chaleureuse et la traditionnelle séance de photos a rassemblé tous les participants sous le regard bienveillant de la Vierge Marie.
Claire de Plinval